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samedi 5 juillet 2014

Journée d'information le 20/09/2014 de l'O.S.M.C

Le 20/09/2014 à PARIS, l' O.S.M.C (organisation syndicale de médecine chinoise) que nous avons créée avec d'autres collègues praticiens en 2009, vous propose une journée nationale d'information à la Maison de la Chine, Paris.
Notre syndicat a été consulté par le C.A.S pour la rédaction d'une note sur les médecines douces.

Où en est-on de la reconnaissance de notre profession?
Quels sont les risques juridiques inhérents à notre métier?

Avec deux invités EXCEPTIONNELS:
Pédro Choy qui a été le fer de lance de la reconnaissance au PORTUGAL et 
Me Isabelle Robard, docteur en droit, LA spécialiste en France des questions juridiques.

Une journée d'information mais aussi de prévention concernant l'aspect juridique de notre profession.

Journée d'information gratuite pour tous!
Inscrivez vous vite au 05 16 57 05 17 ou convergence-ouest@osmc.fr
Place LIMITEES en capacité.
Invitez vos collègues, faîtes circuler l information autour de vous c'est très important!
La reconnaissance ne se fera pas assis sur une chaise!
Pour plus d'infos, cliquez sur l'image ci dessous.
Connaître notre syndicat: osmc.fr



mercredi 2 juillet 2014

La maladie de Lyme

Cet article s'inspire de la conférence donnée par le docteur Viviane Schaller, biologiste à Strasbourg lors du congrès APSAMED (http://www.apsamed.com/)
"Réponses des médecines douces sur les maladies chroniques" (28 et 29 juin 2014, Marseille).

La maladie de Lyme  (borréliose) s'appelle du nom du conté de Lyme (USA, Connecticut) où elle fut redécouverte en 1975.
Elle se déclare après une piqûre de tique (le vecteur).
La Borrélia, agent infectieux de la maladie de Lyme est une  bactérie spirochète flagellée mobile; identifiée en 1919.
Les Spirochètes définissent une famille de bactéries comprenant trois genres différents (BorreliaLeptospiraTreponema) comprenant diverses espèces en leur sein dont certaines sont saprophytes, d'autres pathogènes (a)

Hypoccrate  parlait déjà de la Borréliose (460- 377 avant J.C).
En 1843, elle était décrite comme "fièvre récurrente".




Spirochète type burgdorféri


Les larves se fournissent en repas sanguin chez les petits rongeurs.
La lymphe, minuscule et invisible, pique l'homme et les mammifères. 
Le réservoir est vaste du cervidé au chien. L'homme est un hôte accidentel.
On note que les mammifères sauvages ont une plus grande résistance que les autres.

La maladie de Lyme est une grande imitatrice de nombreuses pathologies.
C'est pourquoi entre autres, elle est difficile à diagnostiquer.

Plusieurs espèces ou souches de Borrélie sont pathogènes pour l'homme:
Afzelli, burgoféri (95% aux usa), duttoni, garinii, hermsii, recurrentis, spelmani, valaisiana, myamotoï (5% usa).

Après la piqûre, on note une rougeur:
 "La lésion très évocatrice de la maladie de Lyme est appelée « érythème chronique migrant », mais elle est inconstante. Il s’agit d’une éruption rouge, inflammatoire, débutant trois à trente jours après la piqûre, centrée au point de piqûre. Elle s’étend ensuite et peut s’associer à de la fièvre, puis disparaître spontanément en quelques semaines." (site http://www.chambon.ac-versailles.fr/science/sante/immu/lyme.htm)


La maladie de Lyme peut entraîner de nombreux troubles comme des céphalées, de la fatigue, de la fièvre, des douleurs.
Peuvent aussi apparaître des troubles cardiaques, des polyradiculonévrites, des troubles oculaires, des arthrites etc....
Mal diagnostiquée, et donc mal prise en charge, elle devient chronique et empoisonne la vie de ceux et celles qui en sont atteints.
En France, peu de docteurs en médecine générale sont formés à détecter ce type de maladies.

Les borrélies ont des propriétés tout à fait exceptionnelles.
Leur faculté d'adaptation est remarquable.
Elles se déplacent à la manière des reptiles.
Leurs spires leur confèrent souplesse, élasticité, fragilité de l'enveloppe externe conduisant à de nombreux décollements localisés.
Elles peuvent changer de forme aisément.
Le germe lui-même est entouré d'une enveloppe souple et peu résistante.




Ici structure de la spirochète: une membrane externe, un flagelle qui permet la mobilité.
Le flagelle lui confère une mobilité exceptionnelle lui permettant de distancier les macrophages.
Les bactéries peuvent ainsi traverser tous les tissus: os, cartilage, parois, vaisseaux.
Elles s'y cachent.
Elles aiment également les milieux visqueux comme la chambre de l'oeil.
Les mouvements sont la translation, rotation, flexion.


Forme vésiculaire.
La forme granulaire, vésiculaire entraîne le chromosome qui se sépare du corps bactérien et peut devenir un organe autonome.
La Burgdoféri contient 853 gênes qui fabriquent des protéines (servant à se défendre entre autres).
La division transversale se fait de deux à 48 heures contrairement aux Escherichia Coli qui se divisent en 20 minutes.
On peut donc supposer qu'une bonne hygiène de vie peut éviter la contamination.
Les lipides sont des facteurs essentiels pour leur croissance.
Le glucose leur fournit leur énergie.
Attention à la sur consommation de sucre dans le régime alimentaire.





La résistance des borrélies est exceptionnelle.
A moins 70 degrés, les bactéries restent vivantes et potentiellement infectieuses pendant des années.
Leur ADN est linéaire et circulaire, inclus dans les membranes et se dupliquent très vite.
Leurs facultés de camouflage permettent d'adhérer aux protéines de l'hôte ainsi celui-ci ne reconnait pas l'étranger, le "non-soi".
Les facultés d'évitement de la bactérie sont aussi redoutables.
Elles peuvent se présenter sous forme de kyste, résistant aux anti biotiques, qui s'enroule sur lui-même, s'entoure d'une gaine protectrice.
Cette forme "dormante" peut rester ainsi des semaines voire des années.
Le kyste sera de nouveau capable de redonner la forme de la spirochète mobile.

Comme dit plus haut, la maladie de Lyme a de nombreuses répercussions très invalidantes voire graves sur la santé de la personne infectée.
D'après le docteur Schaller, aucun test sérologique n'est vraiment fiable à cause des propriétés de camouflages de la bactérie.
De plus, il existe une grande variabilité des anti-gênes et la difficulté pour obtenir du matériel réactif bactérien est réelle.
Il faut procéder à de tests pour être vraiment sûr: le test Elisa ainsi que le test Western Blood (b).
Les traitements classiques sont à base d'anti biotiques.
La phagothérapie (c) encore en recherche clinique, paraît être un espoir.
L'agent colloïdal aussi mais une fois l'infection calmée, c'est le terrain, ou encore système immunitaire qu'il faut remonter.
L'hygiène de vie est également très importante.

La médecine chinoise

La maladie de Lyme n'est pas définie en tant que telle mais ses signes appartiennent à plusieurs catégories parfaitement classifiées (d).
Elle définit la rougeur (érythème) comme Huo (feu) Dan (cinabre) ou Dan Du.
Le cinabre est soit du sulfure naturel de mercure ou évoque la couleur rouge vermillon. 
Du signifie toxique, poison.
Les signes qui font penser à un rhume sont appelés GAN MAO.
Les douleurs sont appelées Bi Zheng.
Les douleurs faciales sont appelées Mian Tong (mian face, tong douleur) et la paralysie faciale Mian Tan (tan paralysie).
Tout dépend à quel stade le praticien rencontre la personne infectée.
La plupart du temps, ce sera en phase chronique.
Les médicaments endommagent la rate/estomac (Ciel postérieur) ainsi que le Ciel antérieur (Jing des reins).
Il conviendra donc de travailler sur différents aspects: promouvoir l'énergie défensive, apporter des conseils en hygiène de vie et travailler sur les différents aspects comme les douleurs ou la fatigue, perte de sommeil, état déprimé (le shen).
Cela ne change en rien l'établissement du Bian Zheng et des Lun Zhi qui en découlent.
Par suite, une amélioration des traitements classiques (dans leur rapidité d'action et leur efficacité) peuvent être espérés en combinant la médecine chinoise.


Sources:
Dc Viviane Schaller,Biologiste, Strasbourg

Retrouvez bientôt les DVD de toutes les conférences de haut niveau lors du congrès APSAMED http://www.apsamed.com/
(a) http://www.microbes-edu.org/etudiant/spirochetes.html
(b) http://sante-guerir.notrefamille.com/v2/services-sante/article-sante.asp?id_guerir=12467
(c) http://www.pasteur.fr/fr/recherche/microbiologie/unites-et-groupes/biologie-moleculaire-du-gene-chez-les-extremophiles/interactions-bacteriophages-bacteries-chez-l-animal/breve-histoire-la-phagotherapie
(d) The traitement of modern western medical diseases with chinese medecine, Bob Flaws & Philippe Sionneau.

http://www.associationlymesansfrontieres.com/
http://www.chambon.ac-versailles.fr/science/sante/immu/lyme.htm