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lundi 10 juillet 2017

S'engager envers soi-même

Aujourd'hui, un billet d'humeur philosophique...
Ce billet est une sorte de causerie sans prétentions. Il est le fruit d'une réflexion personnelle issue de la vie de tous les jours et d'expériences vécues ou observées.
C'est une invitation à faire sa propre réflexion et expérience sur ce sujet.


Le stéréogramme permet de voir une autre figure dans le dessin.


Il n'est pas rare de constater que beaucoup de personnes ont du mal à s'engager "à faire" pour elle-même.
Elles loupent leur rendez-vous chez leur esthéticienne, leur psy ou toute personne censée les aider, remettent leur déjeuner avec des collègues ou ami(es), prennent leurs vacances au dernier moment, en se retranchant systématiquement derrière un  tas de contraintes qui les empêchent toujours de s'engager dans la voie authentique de l'autonomie.

D'autres personnes confondent bienveillance envers soi-même et égoïsme.
Leur croyance est qu'elles doivent à tout prix donner aux autres sans jamais se donner à elles-mêmes (ou alors peu) et surtout sans rien attendre en retour car les gens "bien" font ainsi...
Quand nous leur suggérons que l'on pourrait leur témoigner un peu plus de gratitude ou de respect dans une situation qu'elles décrivent où elles ont largement donné de leur personne, elles nous regardent l'air étonné.

L'amour "idéal" est sans attente puisqu'il n'est pas conditionné par des contingences telle que l'âge, la position sociale, l'attitude etc...
L'amour de Soi- à minima-est-il narcissique ou une nécessité pour exister un peu?
L'autonomie est atteinte lorsque l'adulte cesse de fonctionner comme un petit enfant que l'on tient par la main.
Pema chodron dans son livre "Entrer en amitié envers soi-même" nous invite à acquérir cette autonomie afin de cesser d'avoir une attitude théiste c'est à dire qui croit que la solution vient de l'extérieur...

La peur est normale chez l'être humain, c'est une des émotions fortes que l'on ne peut effacer.
L'autonomie peut être également atteinte lorsque la personne-au lieu de se traiter de tous les noms d'oiseaux parce qu'il/elle a peur, accepte d'affronter cette peur pour la dépasser, aller dans cette pénombre qui lui fait effroi-et de l'effet aussi...
La pénombre n'est pas le noir.
Elle est comme une photographie avec des zones moins éclairées que d'autres. Cela s'appelle le contraste.
La beauté d'une image existe aussi parce qu'il y a contraste.


S'engager envers soi-même en suivant cette thérapie qui parfois secoue, ou en changeant ses "sacrées" habitudes alimentaires ou bien encore en suivant des cours d'anglais une fois par semaine à plus de 70 ans, c'est s'engager sur le sentier sinueux mais passionnant de la connaissance de soi.
Il peut y avoir une notion de déplaisir dans le chemin d'engagement envers soi-même!
En effet, autant il est "facile" et même souhaitable de partir en week end autant il est parfois difficile de s'engager à suivre jusqu'au bout tel enseignement, thérapie, cours du soir...
L'engagement demande un authentique effort.

Qui suis-je?
De quoi ai-je besoin?
Qu'est ce qui me met en joie? 
La joie est pétillante, légère, elle met en mouvement; nous ne la confondrons pas avec l'outrance et l'"hystérie" affichées dans une pub (dont je tairai le nom) pour la vente en ligne de chaussures.
Qu'est-ce qui me fait lever tous les matins?

L'autonomie sert à sauter hors du nid -ou de la zone de confort comme il est dit maintenant: allez, zou! j'y vais! j'ai la trouille mais j'y vais!
L'être humain au fond ne fait-il pas tout ce qu'il peut pour se lier avec l'extérieur, communiquer, explorer, se sentir immensément et intensément VIVANT?

S'engager envers soi-même c'est mettre son énergie vitale au service de la matière c'est-à-dire s'incarner profondément dans la vie ou plutôt dans sa vie.



Statues géantes du site de Tula, Mexique

En médecine traditionnelle chinoise, nous parlons de l'axe Shao Yin qui lie le coeur et les reins.
Le coeur est le logis du Shen, le Shen décrit la "conscience éveillée": le terme a son importance à l'heure de l'abrutissement par les médias, les divertissements, le bruit, une société anxiogène etc...
Cette conscience est-elle logée dans le cerveau?
Si l'on en croit les diverses recherches sur le sujet et les cas recensés "d'expériences aux frontières de la mort" , rien n'est moins sûr!
Le coeur a pour émotion la Joie.
Les reins représentent la volonté "Zhi", la capacité à faire, à s'affirmer en tant qu'individu.
Cet axe est un peu la clé de voûte de l'être humain "moderne" puisque nous avons acquis un niveau de connaissance assez élevé (du moins à notre échelle) et l'envie de mener sa propre destinée.

S'engager envers soi-même relève également de l'estime que l'on se porte à soi-même: suis-je assez bon, bien pour m'occuper de ma personne?

S'engager envers soi-même et donc aussi envers les autres n'est pas une contrainte mais une voie de libération.
A chaque fois que l'on remet un rendez-vous ou que l'on ne termine pas sa formation par exemple (sans raisons valables et réelles), c'est une immense perte d'énergie...
Qui se termine souvent par un sentiment de vide et d'épuisement...



Pour s'interroger 
http://www.lejardinvivant.fr/2017/05/01/les-plantes-ont-elles-une-conscience-de-christophe-gatineau/
https://www.inrees.com/articles/Pim-van-Lommel-La-conscience-n-est-pas-localisee-dans-le-cerveau/


A suivre...